Relief
Les cartes montrent un terroir de plateaux entaillés et de vallons, organisé autour de chemins sinueux et de pentes boisées.
Une étude de 192 actes pour restituer les familles, les métiers, les déplacements, la vie religieuse et les événements marquants d’une communauté rurale de l’Yonne.
Les informations certaines sont séparées des éléments qui nécessitent encore une vérification archivistique ou historique.
Les cartes utilisées sont postérieures au registre, mais permettent de visualiser la permanence des villages, bois, chemins et cours d’eau.
La carte de Cassini replace Chamoux dans un territoire de vallées, de bois et de chemins reliant les bourgs du sud de l’Yonne et du nord de la Nièvre.
Les actes confirment une mobilité vers Cray, La Feuille à Urzy, Asnières, Dornecy, Vézelay, Autun, Sardy-les-Forges et Chastel-Censoir.
Le cadastre napoléonien montre ensuite plus finement le village de Chamoux, le hameau de Cray, le bois de Breuillard, La Feuille et Le Cellion.
Les cartes montrent un terroir de plateaux entaillés et de vallons, organisé autour de chemins sinueux et de pentes boisées.
Un ruisseau traverse le secteur de Cray et de Chamoux. Sa dénomination et son tracé historique précis restent à vérifier sur les plans et référentiels hydrographiques.
Le bois de Breuillard, les bois communaux, La Feuille et de nombreuses parcelles cultivées occupent une place importante sur le cadastre.
Vézelay, Asnières, Dornecy, Urzy, Corvol, Clamecy et plusieurs paroisses voisines apparaissent dans les réseaux du registre.
Les plans montrent les voies reliant Chamoux à Cray et aux terroirs voisins, bien avant le réseau routier contemporain.
12 lieux ou formes de lieux ont été repérés dans les champs structurés : Asnières, Autun, Brouillard, Chamoux, Chastel-Censoir, Cray, Dornecy, La Feuille, Saint-Étienne de Vézelay, Sardy-les-Forges, Urzy, Vézelay.
Ces plans du XIXe siècle ne représentent pas exactement Chamoux au XVIIe siècle, mais ils éclairent la structure durable du terroir.






Le contexte général éclaire la période, mais ne doit pas être confondu avec des événements directement attestés à Chamoux.
Les premiers actes de Chamoux sont contemporains des troubles civils du royaume. Le registre ne permet pas d’en mesurer directement les conséquences locales.
Le pouvoir royal se centralise, tandis que la vie du village reste structurée par la paroisse, les familles, les métiers ruraux et les officiers locaux.
Une note du registre explique l’état des premiers feuillets et la succession des curés.
Le départ définitif de Pourcher est documenté avec précision : l’acte 117 (09/01/1672, baptême d’Edmé Cambuzat) porte la note « départ de Pourcher, Chamoux n’a plus de curé ». Mouran prend alors le relais comme desservant, avec un intérim assuré une fois par F. Chesneau, religieux (acte 113), et deux venues du curé d’Asnières Gabriel Robineau (actes 108 et 114) — fait notable, Pourcher sert lui-même de parrain le 05/04/1671 (acte 108) pendant que Robineau baptise. Une note du registre à l’acte 116 (30/11/1671) confirme le « retour de Pourcher ». Mouran ne devient curé titulaire que le 26/08/1675 (acte 135, où il signe pour la première fois « prêtre et Curé »), après plus de trois ans de vacance officielle du poste.
Les actes citent des lieutenants, greffiers et notaires. La seigneurie et les ressorts judiciaires exacts de Chamoux restent à documenter.
Le déplacement de Mouran à Autun sur ordre épiscopal constitue un indice fort, mais l’organisation diocésaine précise doit encore être confirmée.
Une demoiselle de La Ferté, Samuel Daulnay, sieur de Gouze ?, François de Rochefort, le prince de Condé et Monseigneur de Vézelay apparaissent directement ou indirectement.
Les décès rapprochés de 1680–1681 peuvent signaler un épisode local, mais aucune épidémie ne peut être affirmée sans comparaison avec les registres voisins. La grappe concerne des sépultures d’enfants et de jeunes, pages 33 et 39 : Agathe (~2 ans, 1680), Françoise Ribaillère (~3 ans 3 mois, 1680), Marie Thibault (~10 ans, 1680), Adrienne Thibault (~11-12 ans, décembre 1680) et François Tasché (~13-14 ans, 1681) — plusieurs de ces sépultures se suivent à quelques semaines d’intervalle en fin d’année 1680.
Laboureurs, manœuvres, vigneron, fermier, marchands, boulanger, charbonnier, chapelier, cocher et palefrenier dessinent une économie diversifiée.
Les curés Mareschal, Pourcher et Mouran sont les principales mains du registre, complétées par plusieurs prêtres et desservants.
Plusieurs mains se succèdent. Les premières sont très irrégulières ; la lecture devient plus stable dans les pages tardives.
Français ancien, avec des formules religieuses et administratives propres aux registres paroissiaux du XVIIe siècle.
Les baptêmes indiquent généralement l’enfant, ses parents, son parrain et sa marraine ; les mariages et sépultures deviennent ensuite plus détaillés.
Feuillets déchirés, froissés, superposés, déplacés ou partiellement perdus.
G. Mareschal, Claude Pourcher, Mouran, Gabriel Robineau, F. Chesneau, Bonot et d’autres officiants apparaissent.
Les lectures incertaines sont conservées avec un point d’interrogation, sans correction silencieuse. Deux conflits de lecture restent non tranchés : le père de l’acte 122 (24/04/1674), noté « Jean Thibault » d’après les notes manuscrites mais lu « Jean Ribaut » sur le cliché du registre ; et le père de l’acte 126 (07/03/1673), noté « Legrand(?) Guérault » d’après les notes manuscrites, contre « Léonard Guérault » sur le cliché. Les notes manuscrites ont été retenues comme source prioritaire dans les deux cas. Piste à vérifier pour l'acte 122 : le même couple (Claudine Benoist comme mère) apparaît aussi à l'acte 34 sous le prénom « Germain » — il pourrait s'agir du même père plutôt que de « Jean Thibault » ou « Jean Ribaut ».
Les indicateurs ci-dessous proviennent du classeur enrichi. Ils sont accompagnés de réserves lorsque les lacunes du registre limitent leur portée.
Sur les 17 sépultures dont l’âge est exploitable, 9 concernent des enfants de moins de 12 ans et 8 des personnes de 12 ans ou plus. Les 26 autres sépultures du registre n’indiquent pas un âge suffisamment exploitable pour cette comparaison.
Moreau, Guérault, Thibault, Cambuzat, Ribaillère, Belin, Bureau, Perruchot, Fouquery et Picard structurent une grande partie des actes.
Jean, Jeanne, Claude, Claudine, Edmé, Philiberte, Marie, Françoise, Jacques et Augustin sont les plus souvent cités.
Les parrains et marraines relient les familles entre elles et permettent souvent de distinguer les homonymes ou de confirmer une alliance.
Lieutenants, greffiers, notaires et procureurs fiscaux apparaissent aux côtés des familles rurales.
Laboureurs et manœuvres dominent, mais le registre cite aussi des métiers de service, de commerce et d’artisanat.
Les actes relient Chamoux à Cray, Urzy, Asnières, Vézelay, Dornecy, Autun et plusieurs paroisses plus éloignées.
Ces résultats ne décrivent pas une population exhaustive : les premières pages sont lacunaires et plusieurs actes ne comportent ni date précise ni filiation complète.
115 baptêmes possèdent deux parents identifiés, répartis entre 73 couples. La moyenne obtenue, 1.58, est nécessairement sous-estimée par les lacunes et la période limitée du registre.
L’espacement médian est de 4.3 ans et la moyenne de 4.6 ans sur 26 intervalles datables. Ces valeurs élevées signalent surtout des actes manquants ou des familles observées partiellement.
Le premier conjoint nommé a en moyenne 27.4 ans ; le second conjoint 26.7 ans. L’échantillon ne compte que 15 âges individuels exploitables.
Parmi les 17 sépultures dont l’âge est exploitable, 2 concernent un enfant de moins d’un an, 6 un enfant de moins de cinq ans et 9 un enfant de moins de douze ans.
Pour les âges connus, les enfants de moins de douze ans meurent en moyenne à 4.6 ans ; les personnes âgées de douze ans ou plus à 49.6 ans. L’échantillon est trop faible pour parler d’espérance de vie.
2 remariages rapides sont explicitement relevés en 1670, environ deux mois après le décès du conjoint.
1 paire de jumeaux est confirmée : Fiacre et Edmée Bureau, nés le 28 novembre 1669 et baptisés le 1er décembre.
Le registre ne conserve pas le baptême de cette enfant. Nous ne connaissons que son inhumation, alors qu’elle est âgée de six à sept jours.
Elle est dite fille de Samuel Courselle et de Françoise Benoist, que l’on retrouve par ailleurs dans le registre.
Un décès maternel très probable : Jeanne Leconte, épouse de Pierre Penot, est inhumée le même jour que le baptême de leur fils Claude Penot, en 1668. La concomitance des deux actes suggère fortement un décès lié à l’accouchement, sans que le curé l’indique explicitement.
Une enfant posthume certaine : Anne Moreau, baptisée le 1er janvier 1675, est dite fille de feu Jean Moreau et d’Edmée Cambuzat.
0 dispense est explicitement relevée dans la transcription actuelle. Les actes de mariage doivent toutefois être relus spécifiquement sur ce point.
Au-delà des chiffres, quelques actes laissent entrevoir des drames, des liens et des trajectoires individuelles.
Jeanne Leconte, épouse de Pierre Penot, est inhumée le même jour que le baptême de leur fils Claude. La concomitance suggère fortement un décès lié à l’accouchement, sans que le curé en donne la cause.
Elle est baptisée fille de feu Jean Moreau et d’Edmée Cambuzat. En quelques mots, l’acte conserve le lien entre une enfant et un père mort avant sa naissance.
Les deux enfants de Germain Bureau et Perrette Leconte sont baptisés le 1er décembre, chacun avec son propre parrain et sa propre marraine.
Cette mort violente constitue l’un des actes les plus singuliers du registre et ouvre une piste vers d’éventuelles archives judiciaires.
Simon Moreau apparaît comme palefrenier de Monsieur le Prince de Condé. Une petite paroisse rurale se trouve ainsi reliée à une grande maison princière.
Paraphes spectaculaires de curés, écriture plus simple de femmes et marques personnelles révèlent les écarts de maîtrise de l’écrit.
Le mariage de Jean Bret et de Jeanne, fille de feu Charles et Jeanne Thibault (acte 184), réunit pas moins de cinq témoins nommés, dont le notaire Edmé Massé — signe d’une union entre familles notables.
Marie, fille illégitime de Samuel Courselle et Françoise Benoist, est inhumée le 23 septembre 1680 (acte 180). Huit jours plus tard, le 1er octobre (acte 182), Samuel Courselle épouse Henriette Grosser, veuve de François Renaud — simple rapprochement chronologique, sans conclusion à en tirer sans plus d’éléments.
37 actes comportent au moins un signataire laïc relevé. La signature ne mesure pas à elle seule l’alphabétisation, mais elle aide à repérer les officiers, notables et personnes habituées aux actes écrits.
Le registre ne livre pas une seule branche, mais plusieurs foyers étroitement liés aux Moreau, Thibault, Guérault, Belin, Perrin et Fouquery. Les actes de baptême et les parrainages permettent de distinguer les homonymes et de suivre les alliances.
3 enfants retrouvés
Jeanne • Edmé • Toussine
Filiation confirmée par les baptêmes
3 enfants retrouvés
Lazare • Claude • Aymée
Filiation confirmée par les baptêmes
5 enfants relevés
Le foyer le plus fécond observé parmi les baptêmes complets.
Augustin est également greffier
Greffier de Chamoux, fréquemment présent comme parrain et témoin.
Signature conservée dans la galerie
Présent dans les réseaux de parrainage sur environ trente ans.
Une figure durable de la communauté
Belin • Perrin • Fouquery • Gagné et d’autres familles apparaissent dans le réseau Cambuzat.
Alliances, parrainages et voisinages
Ce schéma synthétise uniquement les filiations soutenues par les baptêmes actuellement structurés.
Curés, officiers, notables et femmes de la paroisse donnent au registre une dimension profondément humaine. Certaines lectures restent provisoires.
Les tableaux viennent en fin de page pour laisser d’abord place au récit, aux images et aux visualisations.
| Indicateur | Résultat | Précaution d’interprétation |
|---|---|---|
| Actes dépouillés | 192 | 132 baptêmes, 17 mariages, 43 sépultures |
| Couples parentaux complets | 73 | Uniquement lorsque les deux parents sont lisibles |
| Enfants baptisés par couple | 1,58 en moyenne | Valeur sous-estimée par les lacunes |
| Espacement médian des baptêmes | 4,29 ans | Probablement augmenté par des actes manquants |
| Décès avant 12 ans | 9 sur 17 âges connus | Échantillon trop faible pour généraliser |
| Naissances multiples | 1 paire de jumeaux | Fiacre et Edmée Bureau |
| Enfant posthume | 1 cas certain | Anne Moreau, fille de feu Jean Moreau |
| Décès maternel concomitant | 1 cas très probable | Jeanne Leconte ; cause non écrite dans l’acte |
Registre paroissial de Chamoux, cote 4E71/E1, dépouillé page par page et transcrit dans le classeur enrichi.
Carte de Cassini issue de Gallica/BnF et plans cadastraux anciens de Chamoux et de ses environs fournis pour l’étude.
Les variantes de noms sont conservées. Une forme normalisée peut être utilisée séparément pour les regroupements statistiques.
Les lectures sont distinguées entre certaines, probables et incertaines. Les hypothèses ne remplacent jamais le texte de l’acte.
Les premiers feuillets sont lacunaires, 14 baptêmes ne sont pas datés et seuls 17 décès comportent un âge exploitable.
La page pourra être enrichie au fur et à mesure des recoupements avec le GEDCOM, les registres voisins et les archives judiciaires.