Asnières
1669–1700
262 actes dépouillés sur les 100 premières pages pour retrouver les familles, les métiers et les événements de la paroisse.
La carte d’identité du document
Les informations certaines sont distinguées des données encore provisoires, qui seront révisées à mesure de l’avancement.
Le registre en chiffres
Une lecture quantitative des 262 actes actuellement dépouillés sur 100 pages. Les totaux généraux viennent du récapitulatif p.1–100 ; la chronologie annuelle ne répartit que les actes dont l’année est exploitable.
Répartition des actes
- 140 Baptêmes 53,4 %
- 23 Mariages 8,8 %
- 99 Sépultures 37,8 %
Une forte mortalité des très jeunes enfants
Le registre compte 99 sépultures. Un âge chiffré exploitable est renseigné pour 20 d’entre elles ; les autres ne sont pas classées artificiellement.
Garçons et filles baptisés
Sur les 140 baptêmes, 138 prénoms permettent actuellement une lecture sexuée ; deux restent indéterminés.
Baptêmes, mariages et sépultures
Répartition annuelle tirée de la feuille « Récap annuel » du classeur.
Patronymes les plus cités
Prénoms masculins les plus présents
Prénoms féminins les plus présents
Parrains et marraines récurrents
Métiers et qualités les plus mentionnés
Comptage par mot-clé dans les champs de profession/lieu et les personnes citées du classeur.
Les fréquences évoluent avec chaque tranche dépouillée. Les homonymes restent distincts sans preuve directe.
Asnières-sous-Bois dans son paysage ancien
Comme pour Chamoux, la carte de Cassini est postérieure au registre, mais elle permet de replacer la paroisse dans le réseau ancien des villages, bois, chemins et vallées du secteur.
Entre Chamoux, Châtel-Censoir, Vézelay et Clamecy
La carte fait apparaître un territoire très boisé, parcouru de vallons et de chemins reliant les petites paroisses du sud de l’Yonne et du nord de la Nièvre.
Les 100 premières pages du registre confirment déjà des circulations avec Chamoux, Cray, Tannay, Chastel-Censoir et plusieurs lieux voisins.
Le repère ne prétend pas restituer les limites paroissiales du XVIIe siècle : il sert uniquement à situer le village sur le fond cartographique historique.
Relief
Le secteur se compose de plateaux et de vallons, avec un habitat dispersé entre terres cultivées et zones boisées.
Bois et terres
Les bois occupent une place importante dans le paysage ancien ; les actes évoquent parallèlement une société profondément rurale.
Villages voisins
Chamoux, Cray, Tannay, Chastel-Censoir et d’autres paroisses apparaissent dans les déplacements et réseaux familiaux.
Chemins
Le réseau ancien relie les paroisses entre elles bien avant l’organisation routière contemporaine.
Mobilité
Les mariages, baptêmes, témoins et parrains montrent que les habitants ne vivent pas dans un espace fermé.
Prudence cartographique
La carte de Cassini date du XVIIIe siècle : elle éclaire le territoire mais ne constitue pas une photographie exacte d’Asnières vers 1670.
Asnières, 1669–1700 : entrer dans la vie quotidienne
Le registre n’est pas seulement une suite de baptêmes, mariages et sépultures. Il ouvre une fenêtre sur une paroisse très boisée, structurée autour de Saint-Sulpice, des terres d’Asnières et d’Avrigny, des familles, des officiers locaux et des chemins reliant les villages voisins. Cette section distingue volontairement ce que les actes attestent déjà de ce que l’histoire de la Bourgogne rurale permet seulement de replacer en contexte.
Habiter et vivre ensemble
Une maison rurale n’équivaut pas nécessairement à notre foyer moderne. Couple, enfants, parent veuf, domestique ou membre apparenté peuvent partager le même ensemble d’habitation et d’exploitation. La pièce chauffée par le foyer concentre une grande partie de la vie : cuisiner, manger, travailler et parfois dormir.
Autour de l’habitation se trouvent selon la fortune du ménage jardin, grange, étable, réserve, petit bétail et outils. Les familles de lieutenant, procureur fiscal ou marchand ne vivent pas dans les mêmes conditions matérielles qu’un journalier ou un domestique.
Contexte rural bourguignonForêts, terres et ressources
Asnières se distingue par l’importance historique de ses bois. La forêt fournit combustible, bois de construction et diverses ressources ; elle accompagne les terres cultivées, prés, jardins et chemins qui structurent le territoire paroissial.
Cette présence forestière est ancienne : elle éclaire les droits d’usage accordés aux habitants au Moyen Âge et reste essentielle pour comprendre le paysage dans lequel vivent les familles du registre.
Histoire locale documentéeTravailler et gagner sa vie
Les revenus ne prennent pas la forme d’un salaire mensuel régulier. Une famille peut tirer sa subsistance de terres qu’elle possède ou exploite, d’animaux, de travaux à la journée, de commerce ou d’une charge. Le registre fait déjà apparaître plus de dix-huit métiers et fonctions.
Lieutenant, procureur fiscal, greffier, marchand, praticien, tixier en toile et autres activités montrent une société plus diversifiée qu’un simple village de cultivateurs.
Attesté par le registreArgent, cens et prélèvements
Livres, sols et deniers circulent, mais une partie importante de l’économie reste liée aux récoltes, aux biens et aux obligations. Aux dépenses du ménage s’ajoutent prélèvements royaux, droits seigneuriaux, dîmes et diverses charges selon la nature des terres et le statut des personnes.
À Asnières et Avrigny, le morcellement historique des droits seigneuriaux rappelle qu’un même territoire peut relever de plusieurs détenteurs et officiers.
Contexte d’Ancien RégimeÀ table : une cuisine de feu et de saison
La cuisine se fait principalement au foyer : pot ou marmite, chaudron, poêle, broche lorsqu’on en dispose, cuisson dans les braises ou sous les cendres. Le pain et les céréales occupent une place centrale, complétés par soupes, légumes et légumineuses, œufs, produits laitiers, fruits et selon les moyens viande ou poisson.
Le porc est particulièrement précieux parce qu’il peut être salé et conservé. Les aliments dépendent fortement du calendrier des récoltes et de la possibilité de stocker grain, sel, légumes secs et fruits.
Contexte alimentaireSe soigner sans médecine moderne
Le monde de 1670 ne connaît ni microbes, ni antibiotiques, ni vaccination généralisée. Les soins mêlent remèdes domestiques, plantes, pratiques religieuses et intervention éventuelle d’un praticien, chirurgien ou apothicaire lorsque l’accès et les moyens le permettent.
Le registre d’Asnières fait déjà apparaître un praticien. La présence d’une sage-femme est également attestée par l’ondoiement d’urgence du petit Jean Belume : lorsque la survie d’un nouveau-né paraît compromise, le baptême peut être administré immédiatement.
Registre + contexte médicalNaître : les premières heures comptent
Le baptême est normalement célébré très vite après la naissance. Lorsqu’un enfant paraît en danger, une sage-femme ou une autre personne peut l’ondoyer avant même la cérémonie complète à l’église.
Parmi les premières pages dépouillées, Suzanne Duchesne, Marie Mulnier, Jean Raisin, Jean Belume et Philiberte Gouneau font partie des enfants morts très tôt. Cette vulnérabilité correspond à un phénomène démographique bien documenté à la fin du XVIIe siècle.
Attesté par le registreMourir et recommencer un foyer
Veuvage et remariage font partie des réalités familiales ordinaires. Lorsqu’un ménage perd un adulte, il faut continuer à faire fonctionner la maison, élever les enfants et maintenir l’exploitation.
Étienne Gouneau perd sa fille Philiberte puis sa femme Claudine Jacquot à quelques semaines d’intervalle avant de se remarier avec Marie Pain. Gabriel Griot se remarie également après la mort de Catherine Belume et de leur fille Perrette.
Attesté par le registreSaint-Sulpice et le rythme de l’année
La paroisse structure le temps : dimanches, fêtes, carême, baptêmes, mariages, sépultures et obligations religieuses. Gabriel Robineau officie presque tous les actes dépouillés et se trouve au cœur d’un réseau familial local.
L’acte de sépulture d’Edmée Gillet révèle que Robineau est son fils et qu’Edmé Massé, lieutenant d’Asnières, est son beau-père ; les greffiers Jean et Edmé Massé le jeune sont donc ses demi-frères.
Attesté par le registreQui exerce le pouvoir local ?
À côté du curé apparaissent les personnes qui écrivent, administrent ou représentent la justice et la seigneurie : Edmé Massé, lieutenant, Toussain Laboureau, procureur fiscal, greffiers et autres notables.
Au sommet du paysage seigneurial, César du Puy et Marie-Angélique de Veilhan sont liés à Avrigny et Asnières. Le baptême de Bernard César du Puy, le 30 septembre 1669, fait directement entrer cette maison seigneuriale dans le registre.
Attesté par le registreParrains, marraines et voisinage
Le choix d’un parrain, d’une marraine ou d’un témoin n’est pas anodin. Il révèle parenté, voisinage, relations sociales et parfois hiérarchie. Anne Bidault apparaît neuf fois comme marraine ; les familles Massé et Laboureau occupent également une place centrale.
Ces réseaux permettront peu à peu de reconstruire non seulement les familles, mais le véritable tissu social de la paroisse.
Attesté par le registreUne paroisse qui n’est pas isolée
Chamoux, Cray, Tannay, Châtel-Censoir et d’autres lieux apparaissent déjà. Le mariage de Léger Laligne et Edmée Pathaud est célébré à Tannay mais recopié à Asnières ; Jeanne Penot, dont les parents demeurent à Chamoux, est baptisée à Asnières en l’absence du curé de Chamoux.
Les frontières paroissiales organisent les actes, mais elles n’enferment pas les personnes.
Attesté par le registreDu foyer aux champs, puis à Saint-Sulpice
Avant le jour, on rallume le feu, nourrit les animaux et prépare un repas simple. Une partie du ménage part aux champs, aux prés ou vers les bois ; d’autres filent, cousent, soignent les enfants, préparent la nourriture, entretiennent le jardin et participent aux travaux agricoles. Les enfants sont progressivement associés aux tâches du foyer.
Les jours de baptême, mariage ou sépulture rassemblent les réseaux familiaux. Un lieutenant, un greffier ou un procureur fiscal peut alors côtoyer un marchand, un praticien, un tixier, un parent venu de Chamoux ou un membre de la maison d’Avrigny. C’est ce mélange social que le registre rend visible.
Ce que l’on prépare
Au quotidien : pain, soupe, bouillies ou potages, légumes du jardin, pois ou fèves, œufs et laitages selon les ressources du foyer.
Quand on en dispose : porc salé, volaille, viande, poisson, fruits frais ou séchés.
Pour conserver : sel, séchage, fumage, stockage des grains et légumes secs. Une mauvaise récolte ne signifie donc pas seulement « moins à manger » : elle menace les réserves de toute l’année.
Ce que les 100 premières pages nous permettent déjà d’affirmer
Asnières n’apparaît pas comme une communauté uniforme. Le registre met déjà en présence une maison seigneuriale, des officiers de justice, des familles de notables, des marchands et artisans, un praticien, une sage-femme agissant dans l’urgence, des ménages frappés par la mortalité infantile et des réseaux qui dépassent largement la paroisse. C’est ce socle local qui doit toujours primer sur les généralités historiques.
Asnières et le royaume, 1669–1700
À gauche, ce que le registre ou l’histoire locale permet déjà d’identifier. À droite, le contexte général qui devra être confronté aux actes au fur et à mesure du dépouillement.
Gabriel Robineau tient le registre. César du Puy et Marie-Angélique de Veilhan appartiennent au paysage seigneurial. Bernard César du Puy est baptisé le 30 septembre. Les familles Massé et Laboureau sont déjà très visibles.
Louis XIV gouverne personnellement depuis 1661. La France sort de la guerre de Dévolution, tandis que l’administration et la fiscalité monarchiques se renforcent.
Les actes montrent mortalité précoce, remariages et déplacements entre paroisses. La parenté de Gabriel Robineau avec la famille Massé se précise.
La monarchie poursuit ses réformes administratives et militaires. Le quotidien rural reste toutefois d’abord rythmé par les saisons, les récoltes, la famille et la paroisse.
Le registre compte 19 baptêmes, 5 mariages et 11 sépultures rattachés à l’année 1672 dans le tableau annuel. Trois nouveaux ponts avec Chamoux apparaissent (Guillaume Maréchal, Jean Bidault, Claude Gagne). Deux baptêmes du 19 juillet restent célébrés par un prêtre substitut non identifié.
La guerre de Hollande commence en 1672 ; aucune conséquence locale précise ne peut encore être déduite du registre.
Ces pages ne sont pas encore dépouillées. Il faudra observer actes, migrations, éventuelles mentions militaires ou fiscales et variations de mortalité.
La guerre de Hollande mobilise hommes, argent et approvisionnements. Une conséquence à Asnières ne pourra être affirmée que si les archives locales en portent la trace.
Le dépouillement permettra de suivre l’évolution des familles, des officiers, de la maison seigneuriale et du curé, ainsi que d’éventuelles années de surmortalité.
La fin du XVIIe siècle se situe dans une phase froide et très variable du Petit Âge glaciaire. Le mauvais temps n’est pas constant, mais récoltes et prix restent extrêmement sensibles aux anomalies saisonnières.
Lorsque ces années seront atteintes, il faudra compter baptêmes, mariages et surtout sépultures, regarder les âges au décès et comparer avec Chamoux et les paroisses voisines.
Une très grave crise de subsistance frappe la France. Mauvaises récoltes, hausse du prix des grains, sous-alimentation et maladies provoquent une forte surmortalité dans de nombreuses régions.
La dernière partie reste à dépouiller. Elle permettra de mesurer ce qui a changé depuis les familles observées en 1669–1672 et quelles lignées sont restées, parties ou arrivées.
La France entre bientôt dans la guerre de Succession d’Espagne, qui commence en 1701. La page du registre s’arrête donc à la veille d’une nouvelle période de fortes contraintes.
Une paroisse sous le règne de Louis XIV
Comme sur la page de Chamoux, ces figures replacent le registre dans le contexte du royaume. Elles ne constituent pas la preuve d’une intervention directe de ces personnages à Asnières-sous-Bois.
Portraits historiques : œuvres anciennes reproduites via Wikimedia Commons ; crédits et licences accessibles depuis les fichiers sources.
Le royaume après la guerre de Dévolution
Le registre commence dans une période de renforcement du pouvoir royal et de réorganisation administrative.
Guerre de Hollande
Le conflit mobilise les ressources du royaume ; aucune conséquence locale précise ne peut cependant être déduite des 100 pages actuellement dépouillées.
Installation de la cour à Versailles
La centralisation monarchique s’accentue alors que la vie locale demeure structurée par la paroisse, les familles et les officiers seigneuriaux.
Grande crise de subsistance
La crise touche de nombreuses régions du royaume ; l’impact éventuel à Asnières devra être évalué lorsque le dépouillement atteindra ces années.
Seigneurie et juridiction
Les actes citent des officiers et des notables, dont Edmé Massé, lieutenant, et Toussaint Laboureau, procureur fiscal.
Paroisse
Gabriel Robineau est le curé principal de la période actuellement dépouillée et signe la quasi-totalité des actes relevés.
Notables locaux
Les familles Massé, Laboureau et Dupuy occupent une place visible dans les réseaux de témoins, parrains et marraines.
Crises et mortalité
Les premières pages montrent plusieurs décès d’enfants en très bas âge, sans permettre encore de conclure à une crise démographique générale.
Mobilité
Les liens avec Chamoux, Tannay et les paroisses voisines montrent un espace de circulation plus large que le seul village.
Vie religieuse
Baptêmes, mariages et sépultures structurent le registre et offrent une lecture quotidienne des familles de la paroisse.
Un document étudié page après page
La présentation rejoint désormais celle de Chamoux : le document est décrit par ses caractéristiques réelles, sans illustration décorative qui pourrait être confondue avec le registre original.
Support
Le volume présente plusieurs ensembles, des pages de titre et des changements de papier qui devront être suivis au fil du dépouillement.
Écriture
L’écriture de Gabriel Robineau est globalement identifiable, avec des passages plus difficiles selon l’encre, le cadrage ou l’état de la page.
Langue utilisée
Français ancien et formules paroissiales du XVIIe siècle, avec graphies variables des patronymes.
Contenu
Baptêmes, mariages et sépultures donnent accès aux filiations, parrains, marraines, témoins, métiers, lieux et signatures.
Méthode de dépouillement
Chaque acte est lu, transcrit, structuré puis recoupé avec les autres actes avant toute fusion de personnes ou de familles.
Lectures incertaines
Les noms ou passages difficiles restent signalés comme hypothèses et ne sont pas transformés silencieusement en certitudes.
Familles, officiers et figures de la paroisse
Le réseau est encore provisoire, mais quelques familles se distinguent déjà nettement.
Massé
Edmé Massé, lieutenant à Asnières, et plusieurs de ses enfants apparaissent comme témoins, parrains ou marraines.
Laboureau
Toussain Laboureau est procureur fiscal ; plusieurs foyers, enfants et alliances sont déjà identifiés.
Catelin
Estienne Catelin, fils de feue Marguerite Cambuzat, épouse Marie Philipon en février 1669.
Gouneau
Étienne Gouneau traverse deux deuils rapprochés avant un remariage rapide.
Bidault
Un foyer existe au lieu-dit « aux Bidaults », distinct de Jean Bidault, lieutenant de Chamoux.
Dupuy
Le baptême de Bernard César du Puy révèle la maison du seigneur d’Avrigny et d’Asnières ; la graphie ancienne du registre est conservée dans les transcriptions.
Le saviez-vous ?
Anne Bidault, épouse du praticien Jean Seguin, apparaît comme marraine à cinq reprises et signe elle-même à plusieurs occasions.
Des indicateurs encore provisoires
Le nombre d’enfants par couple, les espacements et la mortalité ne pourront être interprétés sérieusement qu’après un dépouillement beaucoup plus avancé.
61 couples parentaux recensés
61 couples ont au moins un baptême recensé dans le tableau « Enfants par famille » du classeur p.1–100.
Une mortalité très précoce
Suzanne Duchesne, Marie Mulnier, Jean Raisin, Jean Belume et Philiberte Gouneau meurent dans les premières semaines ou mois de vie.
Des remariages rapides
Étienne Gouneau et Gabriel Griot se remarient peu après les décès de leurs épouses.
Les 100 pages étudiées représentent environ 37 % des ~270 pages estimées du volume. Les familles observées restent donc incomplètes : le nombre d’enfants par couple ne doit pas être lu comme une fécondité définitive.
Quand le registre raconte des vies
Ces récits sont directement issus des 100 premières pages et seront complétés lorsque de nouveaux actes éclaireront les personnes concernées.
Le double deuil puis le remariage d’Étienne Gouneau
Il perd sa fille Philiberte puis sa femme Claudine Jacquot à cinq semaines d’écart, avant d’épouser Marie Pain quelques mois plus tard.
Gabriel Griot recommence un foyer
Veuf de Catherine Belume et après la mort de leur fille Perrette, il épouse Marie Traizet.
Un baptême seigneurial
Bernard César Louis du Puy d’Avrigny est baptisé dans un entourage comprenant un chevalier baron, un comte et un marquis.
Jean Belume, ondoyé en urgence
L’enfant meurt à quatre jours après avoir été ondoyé par la sage-femme, signe d’un danger vital immédiat.
Jeanne Penot, baptisée loin de Chamoux
Ses parents demeurent à Chamoux, mais le baptême est célébré à Asnières en l’absence du curé de Chamoux.
Un mariage célébré à Tannay
L’union de Léger Laligne et Edmée Pathaud, célébrée dans une autre paroisse, est néanmoins consignée dans le registre d’Asnières.
Un baptême épiscopal
Marie Anne Du Puy a pour parrain Jacques Seguier, évêque de Nîmes (acte 119). Lire le carnet →
Deux sœurs Bachelier mariées le même jour
Jeanne épouse Claude Firemin (acte 126), Marguerite épouse un homme dont le nom reste à confirmer (acte 127) ; une troisième sœur, Perrette, est déjà l’épouse de François Moirelet.
Un enfant baptisé en urgence, enterré le jour même
Edmé Bidaud, fils de Pierre Bidaud et Jeanne Juon, est baptisé puis inhumé le même jour (actes 113 et 115).
Deux générations de parrains en un acte
Suzanne Laboureau, premier enfant de George Laboureau et Suzanne Gilloton, a pour parrain et marraine ses deux grands-parents : Toussaint Laboureau et Suzanne Richardot (acte 142).
Claude Gagne, un pont retrouvé avec Chamoux
Enfant de Chamoux, Claude Gagne est baptisé à Asnières faute de curé sur place (acte 153) — un lien direct entre les deux paroisses. Lire le carnet →
François Moirelet meurt trois semaines après sa fille
L’acte 237 referme brutalement un fil familial : François Moirelet, veuf de Perrette Bachelier puis remarié à Gabrielle Pathaud, meurt trois semaines après sa fille Reine (acte 230).
L’énigme Sabart autour du lieutenant Edmé Massé
L’acte 241 dit Edmé Massé « beau-frère » du défunt Edmé Sabart. C’est un premier indice sur l’épouse du lieutenant, probablement liée aux Sabart, sans que le mécanisme exact de l’alliance soit encore démontré.
Jean Du Puy, baptisé en urgence à Avrigny
L’enfant est baptisé dans la chapelle d’Avrigny « à cause du grand danger de mort » (acte 248), puis inhumé au même endroit environ deux jours plus tard (acte 249, jour exact encore à confirmer).
Edmée Bachelier pratique un nouvel ondoiement
La sage-femme, épouse de Jean Coulon marchand, ondoie Jean Vathaire avant que Robineau ne complète les cérémonies du baptême (acte 252).
La charge de greffier change de mains… ou se partage
Jean Massé est dit greffier dès le 19 mai (acte 245), Edmé Laboureau porte encore ce titre le 31 octobre (acte 256), puis Jean Massé est qualifié « greffier et tabellion d’Avrigny et d’Asnière » le 24 novembre (acte 257). Le chevauchement reste à expliquer.
Une certification tardive mentionne Chamoux
Entre les actes 258 et 259, un paraphe apposé plusieurs années après les actes environnants compte les feuillets du registre et mentionne Chamoux. La lecture demeure partielle.
Les familles déjà suivies à Asnières
Les premières pages permettent de reconstruire plusieurs noyaux, mais les liens entre tous les foyers portant le même patronyme ne sont pas encore démontrés.
Edmé Masséet sa parenté
Lieutenant à Asnières, beau-père du curé Gabriel Robineau
Jean (greffier) • Edmé le jeune (greffier) • Anne • Jeanne • Toussaint apparaissent dans les réseaux de parrainage.
Fiche familiale déjà ouverte
Toussain Laboureau
Famille étendue
Claude • Gabriel • Marie • Perrette • Philiberte • Marguerite • George…
Plusieurs foyers à distinguer
Estienne Catelin×Marie Philipon
Mariage du 11 février 1669
Estienne est fils d’Edmé Catelin et de feue Marguerite Cambuzat.
Lien avec Chamoux non établi
Étienne Gouneau×Claudine Jacquot
Le décès de leur fille puis celui de Claudine précèdent le remariage d’Étienne.
Destin familial remarquable
César du Puy d’Avrigny
Chevalier et seigneur d’Avrigny et d’Asnières ; père de Bernard César du Puy. L’identification Avrigny est confirmée par le recoupement historique du fief.
Acte 36, 30 septembre 1669 · voir l’enquête
Bidault • Penot • Griot
Les actes relient Asnières à Chamoux, Cray, Tannay et plusieurs familles voisines.
Réseaux encore à compléter
Les personnes qui savent laisser leur nom
La galerie photographique des signatures sera enrichie lorsque les extraits correspondants auront été isolés dans les images du registre.
Gabriel Robineau
Sa signature est relevée sur 248 des 262 actes du corpus p.1–100.
Anne Bidault
Elle signe à plusieurs reprises, fait notable pour une femme de la paroisse.
Massé et Bidault
Leurs fonctions supposent une pratique régulière des actes écrits.
Galerie à venir
Les images seront ajoutées uniquement après identification et recadrage fiables.
Le saviez-vous ?
Le dépouillement détaillé des signatures individuelles reste en cours. Le chiffre consolidé à ce stade est celui de Gabriel Robineau : 248 actes signés sur 262.
Les principaux indicateurs à retenir
Les tableaux distinguent ce qui est déjà calculable de ce qui serait encore prématuré.
| Indicateur | Résultat actuel | Précaution d’interprétation |
|---|---|---|
| Pages étudiées | 100 sur environ 270 | Un peu plus d’un tiers du volume estimé est parcouru. |
| Actes dépouillés | 262 | 140 baptêmes, 23 mariages et 99 sépultures. |
| Période couverte à ce stade | 12/01/1669 – 21/01/1676 | |
| Curé principal | Gabriel Robineau | 248 actes signés sur 262 ; les 14 autres sont célébrés par des remplaçants. |
| Sépultures avec âge connu | 20 sur 99 | 19 enfants avec âge chiffré ; un seul adulte chiffré (40 ans). |
| Mariages avec âge connu | 18 sur 23 | Âge moyen au mariage : 26,9 ans. |
| Liens certains avec Chamoux | Personnes, desserte religieuse, baptêmes déplacés et note administrative | Jean Bidault, Robineau, Maréchal, enfants de Chamoux/Cray ; page 100 : certification de juin 1680 mentionnant Chamoux |
| Toponyme résolu | Monteliot → Montillot | La forme ancienne « Monteliot » correspond à Montillot ; la lecture « Semisselles » est désormais confirmée dans le registre, mais son identification avec une commune moderne reste ouverte |
Une page fondée sur les actes actuellement disponibles
Source principale
Registre paroissial d’Asnières-sous-Bois, cote 4E20/E1, pages 1 à 100 dépouillées ; actes actuellement couverts du 12/01/1669 au 21/01/1676.
Récapitulatif de recherche
Récapitulatif cumulé Asnières p.1–100, qui remplace les récaps partiels précédents et distingue faits confirmés, recoupements et questions ouvertes.
Iconographie
Le hero est une reconstitution d’ambiance d’Asnières vers la fin du XVIIe siècle ; la carte est un véritable extrait de Cassini, et les portraits historiques proviennent de collections patrimoniales diffusées sur Wikimedia Commons.
Graphie originale
Les variantes de noms sont conservées ; les rapprochements ne sont effectués qu’après comparaison des actes.
Niveau de certitude
Les liens avec Jean Bidault et Jeanne Penot sont confirmés ; la parenté de Marguerite Cambuzat reste une hypothèse.
Mises à jour
La page sera enrichie au fil des tranches dépouillées, sans présenter comme définitives des données encore partielles.









